L’asana permet de réaliser une première unité car son premier but est de permettre au corps d’être plus perméable à l’énergie.Tout trouble du corps provient dans la perspective yogique d’un dérèglement de la circulation de l’énergie dans le corps. Ce dérèglement engendre des blocages.

L’asana agit alors à deux niveaux :

1) au niveau énergétique car il fait circuler l’énergie lá où il y avait blocage

2) au niveau physique, il agit sur la colonne vertébrale que les asanas maintiennent souple et élastique.

La rigidité de la colonne vertébrale, c’est ce que combat d’abord le Hatha yoga car une colonne qui perd sa souplesse est un signe de dégénérescence puisqu’elle commande les fonctions importantes et que les autres parties du corps se partagent les fonctions secondaires. La rigidité corporelle indique une vie réduite au niveau cellulaire, organique et psychique.

L’asana agit également sur le système nerveux car il équilibre les systèmes sympathique et parasympathique, sur le système endocrinien et sur les organes internes tout autant que sur les muscles, la respiration, la circulation, et ce par compression, étirement, stimulation, décongestionnement et irrigation accrue du cerveau (importance des postures inversées qui irriguent le cerveau).

Il agit aussi au niveau mental et émotif car l’on sait qu’a chaque partie du corps physique correspond une partie psychique.

Certains yogis disent qu’en cas de maladie ou de douleur, la région physique atteinte révèle une résistance d’une partie psychique. Il suffit donc de connaître les correspondances entre les régions physiques et psychiques pour connaître la cause de la maladie. La cage thoracique, par exemple, est étroitement reliée à la confiance en soi ou à l’angoisse. Une cage thoracique repliée, étriquée, est fermée à l’énergie et reliée à la timidité, à une tension intérieure et l’angoisse. Autre exemple, on s’est rendu compte dans la nouvelle science de la gymnastique psychanalytique dont la “gestalthérapie” ou l’antigymnastique sont des facettes, que le bassin et l’articulation coxo-fémorale étaient reliées à la sexualité.

Le travail de coordination entre le mouvement et la respiration, la concentration aboutissent avec le temps à une décontraction maximale physique et à la stabilité mentale et émotionnelle.

Lorsque la décontraction maximale est atteinte, la posture (certaines peuvent être justement la source de reactions émotionnelles) peut se faire facilement et l’on peut dire que l’énergie circule alors librement. Ainsi par le réveil de “zones mortes” (blocages), l’asana libère des souvenirs inconscients, en libérant les émotions il développe ainsi l’équanimité, et la paix de l’esprit.

D ‘un point de vue pratique, le “vinyasa krama” assure la transition entre les postures d’une séquence et leur coordination avec la respiration. La pratique de la séquence du surya namaskar (la salutation au soleil) reflete cette aspiration dynamique.

Il faut cependant se souvenir que le vinyasa krama est une étape préliminaire de la pratique dont l’objectif reste la préparation du corps à la tenue de certaines posture clefs pendant une longue période.

Par exemple les postures inversées (Sarvangasana et Shirsasana) qui peuvent etre tenues une demi heure voir plus avec l’entrainement . Certains écoles choissisent de compter le nombre de respirations acomplies dans la posture pour en determiner la durée. Ainsi avec un rythme de une respiration par minute (pour les étudiants entrainés) en shirsasana, trente cycles respiratoire donnent trente minutes dans la posture

De plus, les postures d’assise comme Padmasana (la posture du lotus) doivent pouvoir être maintenues confortablement longtemps afin de permettre la pratique des étapes supérieures : le Pranayama puis l’Introspection.

Ceci nous conduira vers la véritable assise au dela des postures : celle au coeur de l’être…

 

Stéphane Chollet

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